Le cours a été gracieusement fourni par Clara, puisse les sauterelles striduler à sa gloire pour des siècles et des siècles.
Toujours pareil, le cours contient peut-être des erreurs, dites moi si vous en trouvez des fat, esprit critique 4evah 😀
Cours de sémio (et autre) de bac 1 à 12
Le cours a été gracieusement fourni par Clara, puisse les sauterelles striduler à sa gloire pour des siècles et des siècles.
Toujours pareil, le cours contient peut-être des erreurs, dites moi si vous en trouvez des fat, esprit critique 4evah 😀
L’Anthropocène « émerge »des sciences exactes, mais se fait rapidement reprendre par les sciences humaines. Elle est aujourd’hui composée des deux sciences.
C’est un nième discours sur la fin du monde, sauf que celui-ci est basé sur la science (=dogme contemporain). La notion apparait en 2002, dans un article de la revue « Nature » par Paul Crutzen (même si la notion était déjà utilisé par Stroetier). Elle n’est à ce moment pas encore une notion géologie officielle.
L’air est composée de plusieurs sortes de traces (dioxyde de carbone, vapeur d’eau, métal,…), se sont ces traces qui permettent l’effet de serre.
En 1958, Kelling développe le premier instrument qui permet de mesurer le niveau de dioxyde de carbone dans l’air. La mesure sera de 315PPM (Parties Par Million). En 1959 se sera 316PPM. En 1970, 325PPM. En 1980, 338PPM. En 2016, 400PPM. En un million d’années, les pics n’avaient jamais été en dessous des 180PPM, ni au-dessus de 280PPM. Cette mesure a été faite en étudiant les bulles d’air dans les glaciers, ce qui a permis de mettre en relation le climat et le dioxyde de carbone.
C’est en 2016 que l’Anthropocène devient une époque géologique officielle (alors qu’elle apparait vers l’année 2002). C’est la continuation de l’holocène, qui était une période très stables en niveau de dioxyde.
Normalement, la terre est constituée de périodes glacières suivies de périodes interglaciaires. Pour l’instant on va vers une période complètement opposée à une période glacière, chose que la Terre n’a pas connu depuis plusieurs millions d’années, retardant ainsi (indéfiniment) la période glacière.
Les prédictions les plus optimistes sont une hausse de 2 à 6 degrés pour la fin du siècle.
– L’holocène débute il y a 11700 ans.
– L’anthropocène débute vers le milieu du 20ème siècle avec le début du nucléaire (proposition de Zalasiewicz). Crutzen avait proposé de dater l’anthropocène à 1784 avec l’invention de la machine à vapeur.
Une autre proposition de datation était le début de l’agriculture, ce qui voudrait dire qu’il n’y avait pas d’holocène (= soft-anthropocène) ; l’anthropocène serait juste un nouveau terme pour désigner un vieux phénomène (l’Homme a toujours évolué).
Une dernière proposition (par S. Lewis et M. Mascin) était 1610, qui désigne la rencontre entre les différentes populations (rencontre entre ‘l’ancien’ et ‘le nouveau’), c’est le moment où il ne restait plus que 5% de ‘l’ancienne’ population ce qui a eu pour conséquence une reforestation dans certains continents (et ainsi fait diminuer le CO2 et la T°) => première fois que ça se passe.
Il y a aussi de l’opposition à l’appellation de l’anthropocène (= le problème vient de toute l’humanité et doit être réglé par tout le monde). Un autre nom ‘proposé’ est capitalocène, qui met plus la responsabilité sur le capitalisme et sur les plus haut-placés, en mettant le point sur le fait que la responsabilité n’est pas uniquement sur la consommation de l’individu.
A. Tsing propose la plantatiocène, qui part du même principe que la proposition de S. Lewis et M. Mascin qui daterait l’anthropocène en 1610.
Une dernière appellation est Chthulucène, qui propose une réinvention, incluant le non-être dans le débat (Chthulu ne fait pas référence à quelque chose, c’est un mot sans sens permettant de nous réinventer).
– C’est une notion anthropocentrique. C’est l’humanité dans son ensemble qui a causée le réchauffement climatique, c’est donc aussi à l’humanité tout entière de trouver des solutions. Elle nous met au centre du discours et nous isole du reste des vivants.
– La notion d’anthropocène est aussi souvent lié au fait que c’est dans notre nature d’évoluer et que ça en sont juste les conséquences.
– Au long terme, ça a plus de sens de garder cette appellation afin que nos descendants puissent plus facilement comprendre cette période (capitalisme aura probablement bien changé ou complètement disparu dans un futur +- proche).
– Le capitalocène inclus principalement les sociétés occidentales et en exclus donc beaucoup d’autres, ce qui les excluraient aussi du débat. Au bout de compte cela reste un problème de l’humanité entière. Tout le monde n’est pas pour autant aussi responsable du réchauffement climatique : il faudrait calculer ça de manière historique et/ou actuelle. (Chakkabarty). Un des problèmes de ce débat et que si l’occident diminue son émission et ‘laisse’ une marge au reste du monde il n’y aurait pas de réelle différence. Un autre problème est que l’occident est moins touché que d’autres parties du monde beaucoup moins responsable de ces conséquences.
– Les causes du réchauffement climatique sont liées à un certain mode de vie/système sociétal, d’où l’appellation de capitalocène.
Assume le réchauffement climatique, mais le défend en tant que période naturelle et normale dans la Terre.
Il y a deux sous-courants, ceux qui pensent que l’évolution humaine permettra de trouver une solution au réchauffement climatique, et ceux qui pensent que la société va complètement s’effondrer mais que l’Homme peut encore s’adapter et survivre.
Fin du monde ?
Une des solutions proposées à l’anthropocène est de renforcer le lien de l’Homme au monde vivant, de le réinclure dans la nature.
Les pensées du rapport de l’Homme au vivant et non-vivant sont séparés entre 4 courants principaux (selon Descola).
➔ C’est peut-être une manière simple de juste séparer les différentes manières de penser en 4 catégories, même si ça à des avantages (rend la réflexion plus simple) : les 4 catégories excluent beaucoup d’autres manières de penser plus nuancées.
L’anthropocène ne désigne pas uniquement le réchauffement climatique, mais aussi l’impact de l’Homme sur le monde dans son entièreté (animaux/…).
Ce n’est non-plus pas la première extinction massive (6ème), mais c’est celle qui se produit le plus rapidement.
L’anthropocène a évolué d’une science exacte vers un mélange de science exacte/science humaine/science politique/… Il faut donc trouver une coordination entre toutes ces sciences.
Il y a depuis un certain moment un aspect juridique qui émerge, comme par exemple le procès civil aux Pays-Bas contre le gouvernement, l’accusant de ne pas respecter sa constitution. Ce même procès est aussi en train de se faire en France. Il y a aussi de plus en plus d’affaires juridiques concernant les non-humains, essayant par exemple de considérer des éléments naturels (rivière/montagnes/…) comme des entités à part entière. ➔ Décisions faites pour notre survie ou pour le monde même ? Par effet de mode ? … ?
Le Genre est polysémique ; plusieurs notions ≠ en fonction de qui mobilise la question.
On distingue le sexe biologique (anatomique) du genre/sexe social (construit socialement par la socialisation, et qui induit certains comportements ou certaines attitudes).
Années 60 => ≠ genre & sexe (cf J.Butler)
On rentre dans le vif du sujet avec un médecin un peu chelou
John Money spécialisé dans la réassignation de sexe aux personnes nées avec des organes génitaux ne permettant pas de les définir comme « masculins » ou « féminins » => personnage très critiqué (voir dans Théorie du Genre de Bérénice Levet / BD L’origine du monde de Liv Strömquist) ; en postulant que le genre est une construction sociale il part de l’idée que faire un traitement hormonal et éduquer “comme une fille” ou un garçon suffit. Hors ce n’est pas le cas. L’indétermination sexuelle était considéré comme quelque chose de pathologique dans les s° occidentales.
Un petit extrait de cette super bd que je vous conseille à lire dans le bain avec une bougie et du thé à la rose ❤
Certaines sociétés construisent leurs catégories sociales autour de plusieurs genres !
Le sexe est tout aussi culturel que le genre finalement (selon les anthropologues); la conception des sexes qu’on a est un donné culturel notamment à travers la biologie :
Scientifiquement parlant qu’est ce qui fait sexe au jour d’ajd ds notre société ?
=> aspects visibles du corps biologique : organes génitaux, poils, hormones (certaines femmes ont des systèmes hormonaux masculins et vice-versa) etc
Il existe une foule d’association de chromosomes XY etc… la plupart de ces variations chromosomiques ont été découvertes dans les années 50.
Les s° à 3 ou 5 genres ; déterminés par d’autres paramètres que l’apparence physique. C’était apparement le cas pour les amérindiens.
=>Les cinq sexes, pourquoi mâle et femelle ne sont pas suffisants de Anne Fausto Sterling, bref résumé :
Au regard de la loi, il y a 2 sexes. Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas biologiquement. « D’un point de vue biologique, il existe pourtant de nombreuses gradations entre mâle et femelle. On en trouve au moins cinq.
Dans les manuels de médecine, le terme “intersexuation” est utilisé pour évoquer trois catégories :
Ces catégories elles mêmes étant complexes.
L’émergence du terme féminisme vient du milieu médical. En France, vers 1871 un médecin français écrit sa thèse de doctorat sur les pathologies de la tuberculose. Selon lui certaines pathologies sont le fruit de la féminisation du corps masculin (ptdr pauvre bébé). Le féminisme était un mot proposé par ce médecin pour caractériser des symptômes tuberculeux (ça commence bien). Il a été ensuite utilisé pour désigner des hommes qui soutiennent le mouvement des suffragettes à l’époque. Donc le féminisme était un terme premièrement pour désigner des hommes ; l’origine de ce mot est déjà en soit sujette à des problématiques.
enfin bref
La question d’étudier des rapports (e) le Masculin et le Féminin => polémique de l’essentialisme ou pas, cmt construire la société face à ça ?
La question nature/culture, essentialisme/existentialisme est bien évidemment au coeur de la réflexion sur les rapports hommes/femmes (à ce propos vous pouvez lire le super livre Eros Capital de F.de Smet sur le sujet, mais vous en ressortirez un peu déprimé, que vous soyez homme ou femme).
Ce fabuleux questionnement incessant chez l’homme nous amène à une querelle qui a semble-t-il marqué les esprits :
La querelle des femmes !
C’est un grand débat d’idées (e) auteurs et autrices qui postulent le fait que les h et les f sont soit complètement distincts par nature et d’autres qui disent que les h et les f sont fondamentalement idem // à la nature. Ce débat arrive quand il y a une volonté de dissociation entre le masculin et le féminin ; la Renaissance et la s° contemporaine s’est construite autour de l’opposition radicale construite entre masculin et féminin. Mais, ce n’était pas le cas au MA. Cette discussion est donc très ancienne, en effet, on retrouve de nombreux textes => Christine de Pizan ; Poulain de La Barre.
L’invention de l’imprimerie permet à d’autres classes sociales de s’exprimer (autre que les moines ahaha youpiii) ⇒ suite à ça (apparement on aurait trop parlé), création de l’Académie Française pour abolir cette idée ; division de la langue fr, complexifier la langue afin de bien savoir qui écrit et qui parle à travers le peuple ou l’élite.
On observe donc un processus de masculinisation de la langue française pour contrer cette emprise des femmes à travers l’imprimerie.
Conférence – Eliane Viennot , autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin

=> le but, selon Eliane Viennot n’est pas de féminiser la langue française mais de la démasculiniser simplement.
La querelle des femmes commence au 15e siècle et est toujours d’actualité ; querelle sur le statut des femmes dans la s° ; débat intellectuel sur la question du statut des fonctions et de la nature du masculin et du féminin dans la s° française.
Si la notion de genre émerge au 20e, ce qu’elle mobilise n’est pas nouveau ; ce sont des discussions cycliquement mobilisées. Le féminisme est un courant politique activiste militant de questionnement et de lutte à propos de la position de la femme dans la s°. Le genre est tout autre chose ; quelque chose qui s’opère dans le relationnel, on s’intéresse à la construction de la féminité, de la virilité, et de l’articulation entre les deux => pas de militantisme. Cependant, les féministes questionnent également le genre.
La société occidentale construit le monde de manière binaire
Il y a une série de processus inconscients collectifs etc… qui mènent à une construction binaire et avant tout polarisée.
Exemple en occident dans l’imaginaire collectif :
> le genre est une construction sociale (à travers les disciplines récentes que sont la socio ou l’anthropo)
=> Margaret Mead est extrêmement innovante sur la question de genre, elle appelle ça « construction sociale du sexe »
=> en Fr au niveau académique on va parler longtemps de cette manière, ex, Le Deuxième Sexe , S.de Beauvoir“on ne naît pas femme on le devient” ; fracture avec le déterminisme biologique, Q autour de la socialisation des individus à partir de leur sexe, classe sociale, de l’âge…(=existentialisme) + ex des usages du corps (cf Mauss) => puis différenciation (e) genre et sexe
Exemples d’études anthropologiques liées au sujet du Genre
M.Mead , 3 s° de Papouasie Nouvelle Guinée
Chez les Arapesh :
Chez les Chambouli :
Comme plein d’autres variables sociologiques (cf âgisme, racisme etc…).
Comment s’exerce ce rapport de pouvoir ?
La Domination Masculine , Bourdieu
=> idée aussi du rapport aux goûts artistique en fonction de la classe sociale
Octava Butler, écrivaine de science-fiction africaine-américaine des États-Unis. Elle propose des axes féministes dans ses romans .
La dimension biologique elle même est une construction sociale. Il y a beaucoup plus de liens entre les question de genre et sexe que d’oppositions.
Françoise Héritier : anthropologue française +/- structuraliste, auteure de Masculin/féminin, la pensée de la différence : Travail de la Q de parenté et de la construction sociale du genre,du masculin et du féminin ; elle parle de valence différentielle des sexes. C’est d’elle en partie que vient l’idée que si les femmes sont moins développées physiquement alors que cela ne répond pas à un impératif de survie, c’est en lien avec leur sous-alimentation perpétuelle.
Influence de Foucault aux US ; Foucault entend le pouvoir comme un mode d’action sur l’autre pour faire en sorte que l’autre se comporte de telle ou telle manière. Cette question de domination est à la base de notre s°.
La société Baruya de Papouasie de Nouvelle-Guinée, étudiée par Godiller
Il y travaille notamment sur la question de l’exercice du pouvoir; sachant que cette société se construit sur la domination masculine. Ceci s’observe d’abord à travers la structuration du territoire :
– en amont les hommes et en aval les femmes.
ex : les femmes doivent s’arreter quand elles croisent un h et se couvrir le visage , dans la maison familiale tout est divisé en zones aussi ; les femmes et les filles en aval, et les garçons partout et les hommes en amont
Quels sont les aspects fondamentaux de la domination masculine chez les Baruya ?
Cette domination est revendiquée par les hommes comme nécessaire liée cosmologie et mythologie des Baruya => à l’origine des temps les femmes avaient le pouvoir, il ne faudrait surtout pas revenir à ça oulalala
Dans les faits :
– défaite immense pour les femmes lors de la révolution française , en 1802 les femmes sont mises sous tutelle totale , elles vont être placées sous le même statut que les handicapés mentaux et enfants dans la législation.
=> émergence de luttes pour réobtenir les droits qu’elles avaient avant (ex droit à la propriété qu’elles avaient durant le MA, droit à certains métiers)
– la domination masculine est volontairement appliquée, voulue, construite ; “l’équilibre social ne peut fonctionner que sous ces conditions” ]]]
Question du corps (là on reparle des Baruya) :
– appropriation du corps des femmes / les h et du corps des h / les h.
À travers le prisme de la reproduction
=> Gilia = utérus des femmes et désigne aussi le sac qu’elles utilisent ; l’utérus est donc un sac ; l’enfant est fabriqué exclusivement à partir du sperme de l’h ; mais il y a aussi une intervention externe, une divinité solaire (// aux h), Noumé, fait fonction d’une 2e contribution qui fabrique les mains les orteils et une partie du visage (nez) ; ces 2 interventions se retrouvent dans le sac de la femme donc tout enfant a 2 pères.
Une fois l’enfant né ; si il est garçon il n’est pas totalement garçon car sorti du corps de la femme, il faut les faire renaître en guerrier à part entière. Pendant le moment d’allaitement, pratique régulière de la fellation => idée que le sperme se transforme en lait maternel.
L’enfant grandit au sein du foyer, puis rituel où l’enfant est arraché à sa mère et il est emmené dans les maison d’initiation masculine jusqu’au mariage.
4 stades d’initiation masc :
9 à 12, 12 à 15, 15 à 18, 18 au mariage
Les garçons qui se trouvent dans les 15 à 22 ans doivent transformer les garçons entre 9 et 15 ans en homme à travers la pratique de la fellation , les hommes de 15 à 22 ans étant des “hommes” leur sperme n’est pas encore pollué par les femmes, donc les plus jeunes reçoivent le sperme de ceux-ci ; ils renaissent alors en tant qu’homme => homosexualité prescrite
Les mythes dans la S° baruya
La S° Baruya se fonde sur des mythes fondateurs qui racontent qu’à l’origine ce sont les femmes qui auraient tout inventé “ mais surtout elles possédaient les fluides sacrés” ; qu’elles cachaient dans des lieux interdits aux hommes.
Pour les hommes Baruya l’enjeu est de ne laisser aucune marge aux femmes de récupérer la “flute sacrée” (=vagin) et donc de récupérer le pouvoir. Mais à l’origine les h avaient également un pouvoir ; “le pouvoir de mort” ; “Si les femmes reprennaient ce pouvoir ce serait la fin de la s° baruya & donc le chaos absolu”
Un cours qui a l’air plutôt pas mal foutu sur le sujet bien que je ne l’ai pas décortiqué :
http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/BSP/GENDER/PDF/L1final_01.pdf
Un podcast intéressant lié au sujet :
the end