Le mouvement surréaliste
Courants du surréalisme
Petit rappel de ce qu’on a déjà vu dans le chapitre “Documents”. Le surréalisme s’est d’abord organisé autour d’André Breton, qui l’a ritualisé, notamment autour de sa propre personne. Des règles strictes sont édictées, et ceux qui y transigent sont bannis du groupe. Se crée alors un schisme dans le mouvement, entre ceux fidèles à Breton et à sa conception du surréalisme, souvent nommés “surréalistes dogmatiques” et ceux qui prônent une approche plus libre du surréalisme, dits “surréalistes dissidents”, menés notamment par George Bataille.

Le tout culminera avec la parution d’Un Cadavre, un pamphlet contre Breton par les surréalistes dissidents, où il est représenté moribond, la tête ceinte d’une couronne d’épines à la Jésus Christ.
Influences freudiennes
Parmis les influences du surréalisme, on retrouve entre autre beaucoup de concepts freudiens. Parmis eux, l’inquiétante étrangeté (“Unheimlich”) tient une place importante. Etymologiquement, Heim correspond au foyer. Il s’agit donc de s’éloigner des choses familières et quotidienne pour évoquer un sentiment de malaise.
Techniques de création
Parmi les techniques courantes de créations prônées par le surréalisme, on retrouve d’abord l’écriture automatique, qui consiste à écrire sous des conditions particulières, dont le but est de ne plus se servir de la partie consciente de son cerveau, mais de faire ressortir d’autres aspects plus profonds de la psyché.
La seconde grande technique est celle du hasard objectif, qui fait appel à l’attention flottante freudienne. On laisse son regard parcourir des amas d’objets, et quand le regard s’arrête de lui-même sur un objet où un détail, on s’en empare et on exploite le potentiel qui a fait que son regard s’y est attardé.