Il était (soi-disant) esclave et s’est fait libérer quand son maître a vu un de ses portraits. Sur son retour vers Florence, il s’est arrêté à Naples. C’est probablement de là que lui vient son influence flamande – les flamands primitifs étant assez populaire à Naples (couleurs froides, conception de l’espace,…). Il était fortement influencé par Masaccio (relief, effet de sculpture, lumière terrestre).
Madone de Tarquinia
On peut voir dans cette œuvre qu’il travaille beaucoup avec le relief et la 3D. Il ne maitrise par contre pas complètement la perspective (configuration de la pièce à l’arrière-plan). Les mouvements sont très naturels (>< Bzzantin). Lippi explorera beaucoup la relation de mère/fils.
Tondo Pitti
Tableau rond, en référence au plateau rond avec les cadeaux qu’on amenait après que la femme ait accouchée. Il y a une perspective narrative via l’architecture qui coupe l’œuvre afin de ralentir la lecture : au fond à gauche on voit l’accouchement, au fond à droite il y a Saint-Anne et Joachim et au premier plan la vierge. Le rouge contrastera aussi l’effet de profondeur, tout comme le sol brun sans relief.
Vierge à l’enfant soutenu par deux anges
Cette peinture est composé de beaucoup de plans différents (chaise, paysage, différents personnages,…). La composition fait en sorte que la partie la plus lumineuse soit au niveau de la tête de de Jésus et de Marie. Lippi ne travaillera pas plus les ombres dans cette œuvre ci (opposition à Masaccio).
Sandro Botticelli
C’était un élève de Lippi (qui lui confiera son atelier). Dans ses œuvres il ajoute de la clarté pour contraster au lieu d’ajouter de l’ombre. Pas de contraste clair/obscur fort (>< DaVinci).
C’est l’inventeur du ‘plan treflé’ (Mantoue de San Sebastian).
Il fera les plans de plusieurs églises/temples. Comme la Mantoue de San Andrea dont la façade est basée sur l’architecture des arcs de triomphe romain. Le plan de cette l’église est basilical.
Il écrira aussi plusieurs styles de texte :
Des textes poétique d’éducation
Des textes sur l’art
Des textes de descriptions de ville romaines
Des textes scientifique
De Pictura (1435)
C’est une synthèse artistique picturale (=histoire de l’art). Il y a beaucoup de références aux textes latins et à l’antiquité. Il utilise à plusieurs reprises l’Homme comme mesure (=Anthropométrie), et ne parle pas de nature (tout est centré sur l’Homme (=Anthropocentrisme). Il déterminera aussi plusieurs principes qui resteront d’application jusqu’au 19ème siècle.
Selon Alberti, la peinture est l’art de représenter le visible (>< Cennino Cennini).
Chapitre 1 – les éléments
Description scientifique de la géométrie et de la perspective. Il y théorise de manière scientifique la perspective de Brunelleschi.
Chapitre 2 – La peinture
Principe 1 : l’historia : « l’œuvre majeure du peintre c’est l’histoire » (la peinture est narrative).
Principe 2 : la mimésis : illusion de l’espace et illusion de vie « puisque la peinture s’efforce à imiter de représenter les choses visibles, notons de quelle façon les choses se présentent à la vue ». « le peintre ne s’applique à imiter que ce qui se voit sous la lumière ». Il faut donc que les proportions soient respectées, qu’il y ait du relief, du mouvement (=vie) et qu’il n’y ait pas de répétitions (mécaniques) dans les objets.
Principe 3 : prédominance de l’antiquité gréco-romaine (textes, arts/artistes, icono,…). Technique du miroir pour voir si toutes les règles sont respectées.
Principe 4 : Peinture divisée en 3 parties. Circonscription (le contour de la peinture). La composition (manière de combiner les surfaces/parties). La réception des lumières (jeu de lumières qui aident au relief, couleurs (couleurs principales = rouge (feu), bleu (air), vert (eau), brun (terre)),…).
Chapitre 3 – Le peintre
Principe 5 : Art scientifique, s’apprend comme un langage scientifique (=règles aca) – Mimésis : Importance de l’étude/de la copie/apprentissage. Rationalisme (proportions, harmonie,…). Idéalisme (sélection du beau). Il faut repenser ses dessins (avant de dormir).
Principe 6 : Rupture du moyen-âge. Réalisme important (=mimésis).
Son art est un mix entre le réalisme et l’idéal (mimésis et beauté). Il respecte tous les principes énoncés par Alberti : la perspective, la composition (narrative), l’invention (narrative), l’agencement des surfaces (relief ou pas), le contour, l’antiquité, la lumière. Le seul principe qu’il ne respecte pas vraiment est celui du mouvement. Il sera formé à Florence, mais n’y reviendra ensuite plus jamais, il fera voyager l’art florentin.
Le baptême du Christ
Il y a un équilibre entre le naturel, l’humain et le divin. On y trouve aussi un équilibre horizontal (oiseau, nuages)/ vertical (arbre, Hommes), et de profondeur/surface (habits/paysages, jeu de couleurs,…). Il n’utilise pas d’architecture pour créer la perspective, mais plutôt le paysage.
Saint-Sigismond vénéré par S.P. Malatesta
C’est une œuvre avec beaucoup de références à l’antiquité. Le profil de Malatesta fait référence à la monnaie antique. La colonne, le médaillon et le trompe-œil font aussi référence au monde antique. La composition est faite en trois parties, le haut étant le monde des saints, le milieu le monde humain et le bas étant le monde animal.
Tous les principes d’Alberti sont respectés (réalisme, géométrie (h,d,v), perspective,…) sauf le mouvement.
Diptyques des Ducs d’Urbain
Il situe les portraits dans un paysage antique, de profil (‘‘médaillon’’) étant donné que c’est une technique qui est mise en valeur à cause du travail de dessin qu’elle demande.
L’homme est en rouge (=pouvoir), ce qui le contraste du fond, sa tête se situe au niveau du ciel afin de montrer une certaine divinité.
La femme est intégrée au fond par les couleurs. Elle est aussi plus détaillée.
Les deux portraits sont faits de manière parallèle.
Flagellation du Christ
La colonne centrale est ce qui créé l’espace, elle sépare le monde de la Renaissance de la flagellation, l’intérieur de l’extérieur, le loin du proche.
Il y a un grand réalisme dans cette œuvre, la lumière est rationnelle et toutes les proportions sont respectées.
Arezzo San Francesco
C’est une composition de six fresques qui mettent en relation l’ancien et le nouveau testament. Il montre que le nouveau testament prend ses racines dans l’ancien.
Se retrouve orphelin à dix ans, mais se fera adopter par Francesco Squarcione (1397-1468). Celui-ci avait un atelier dans lequel il aurait formé 137 élèves. En 1449, Mantegna est dans un collectif avec trois autres artistes, ils recevront une commande pour la Chapelle Antonio Ovetari. Ses trois collègues quitteront tous le projet pour des raisons différentes, il se retrouvera donc presque seul à la tête du projet. Mantegna sera un des premiers artistes à inclure de l’architecture païenne dans l’art catholique. Mantegna était aussi un des premiers graveurs, il y reprenait les techniques de noir/blanc décrites par Alberti afin de donner plus de profondeur. Il rendra d’ailleurs hommage à Alberti à plusieurs reprises en dessinant son portrait comme celui-ci l’avait demandé.
Pala de Saint-Zéon
C’est un retable in situ (il a fait percer une fenêtre dans l’église pour la lumière). Il y a beaucoup de travail de la pierre, du noir/blanc et des gris, de la profondeur (sol en damier, beaucoup de verticales,…),…).
La crucifixion
C’est aussi une œuvre très détaillée, il y joue beaucoup avec les verticales et les horizontales. La peinture est séparée en deux par le christ : du côté gauche on retrouve les ‘bons’ (la vierge,…) alors que du côté droit on retrouve les ennemis (romains), de manière presque mirrorée. L’espace est encore une fois utilisé de manière narrative.
La prière au jardin des oliviers
Il utilise une fois de plus la structure pour raconter l’histoire. Au premier plan on voit Jésus pendant que les saints dorment, au deuxième plan on voit Judah et finalement les soldats romains.
Bellini
Il fera une autre version de la prière au jardin des oliviers. La nature y joue un rôle plus important. Ce tableau montre une des différences entre les Vénitiens (qui sont plus axés sur la couleur et la sensualité) et les Florentins (qui sont plus théoriques et intellectuels).
L’Agonie dans le jardin (1459)
C’est une œuvre pleine de détails et de symboles (le noir, le corbeau,…). Jérusalem est aussi représentée dans cette œuvre ci, on peut y percevoir l’ancien et le nouveau monde.
Palais Ducal, Chambre des époux
Il recevra la commande de peindre la sale de mariage du Palais du Duc de Mantoue. Toute la pièce est du trompe-œil, mais la partie centrale est la plus impressionnante.
Il Correggio (1489-1534)
Il est directement influencé par Mantegna, et reprendra directement sa technique de trompe-œil pour faire des fresques comme celle de l’assomption de la vierge.
Si vous voulez vous la péter ou que vous préférez écouter, Descola revient sur une grosse part des points du cours et plus dans les 15-20 premières minutes 🙂 Probablement que la prof s’est partiellement basée là§dessus.
Introduction
L’Anthropocène « émerge »des sciences exactes, mais se fait rapidement reprendre par les sciences humaines. Elle est aujourd’hui composée des deux sciences.
C’est un nième discours sur la fin du monde, sauf que celui-ci est basé sur la science (=dogme contemporain). La notion apparait en 2002, dans un article de la revue « Nature » par Paul Crutzen (même si la notion était déjà utilisé par Stroetier). Elle n’est à ce moment pas encore une notion géologie officielle.
L’air est composée de plusieurs sortes de traces (dioxyde de carbone, vapeur d’eau, métal,…), se sont ces traces qui permettent l’effet de serre.
En 1958, Kelling développe le premier instrument qui permet de mesurer le niveau de dioxyde de carbone dans l’air. La mesure sera de 315PPM (Parties Par Million). En 1959 se sera 316PPM. En 1970, 325PPM. En 1980, 338PPM. En 2016, 400PPM. En un million d’années, les pics n’avaient jamais été en dessous des 180PPM, ni au-dessus de 280PPM. Cette mesure a été faite en étudiant les bulles d’air dans les glaciers, ce qui a permis de mettre en relation le climat et le dioxyde de carbone.
OFFICIALISATION
C’est en 2016 que l’Anthropocène devient une époque géologique officielle (alors qu’elle apparait vers l’année 2002). C’est la continuation de l’holocène, qui était une période très stables en niveau de dioxyde.
Normalement, la terre est constituée de périodes glacières suivies de périodes interglaciaires. Pour l’instant on va vers une période complètement opposée à une période glacière, chose que la Terre n’a pas connu depuis plusieurs millions d’années, retardant ainsi (indéfiniment) la période glacière.
Les prédictions les plus optimistes sont une hausse de 2 à 6 degrés pour la fin du siècle.
DATATION
– L’holocène débute il y a 11700 ans.
– L’anthropocène débute vers le milieu du 20ème siècle avec le début du nucléaire (proposition de Zalasiewicz). Crutzen avait proposé de dater l’anthropocène à 1784 avec l’invention de la machine à vapeur.
Une autre proposition de datation était le début de l’agriculture, ce qui voudrait dire qu’il n’y avait pas d’holocène (= soft-anthropocène) ; l’anthropocène serait juste un nouveau terme pour désigner un vieux phénomène (l’Homme a toujours évolué).
Une dernière proposition (par S. Lewis et M. Mascin) était 1610, qui désigne la rencontre entre les différentes populations (rencontre entre ‘l’ancien’ et ‘le nouveau’), c’est le moment où il ne restait plus que 5% de ‘l’ancienne’ population ce qui a eu pour conséquence une reforestation dans certains continents (et ainsi fait diminuer le CO2 et la T°) => première fois que ça se passe.
APPELLATION
Il y a aussi de l’opposition à l’appellation de l’anthropocène (= le problème vient de toute l’humanité et doit être réglé par tout le monde). Un autre nom ‘proposé’ est capitalocène, qui met plus la responsabilité sur le capitalisme et sur les plus haut-placés, en mettant le point sur le fait que la responsabilité n’est pas uniquement sur la consommation de l’individu.
A. Tsing propose la plantatiocène, qui part du même principe que la proposition de S. Lewis et M. Mascin qui daterait l’anthropocène en 1610.
Une dernière appellation est Chthulucène, qui propose une réinvention, incluant le non-être dans le débat (Chthulu ne fait pas référence à quelque chose, c’est un mot sans sens permettant de nous réinventer).
CRITIQUES
– C’est une notion anthropocentrique. C’est l’humanité dans son ensemble qui a causée le réchauffement climatique, c’est donc aussi à l’humanité tout entière de trouver des solutions. Elle nous met au centre du discours et nous isole du reste des vivants.
– La notion d’anthropocène est aussi souvent lié au fait que c’est dans notre nature d’évoluer et que ça en sont juste les conséquences.
– Au long terme, ça a plus de sens de garder cette appellation afin que nos descendants puissent plus facilement comprendre cette période (capitalisme aura probablement bien changé ou complètement disparu dans un futur +- proche).
– Le capitalocène inclus principalement les sociétés occidentales et en exclus donc beaucoup d’autres, ce qui les excluraient aussi du débat. Au bout de compte cela reste un problème de l’humanité entière. Tout le monde n’est pas pour autant aussi responsable du réchauffement climatique : il faudrait calculer ça de manière historique et/ou actuelle. (Chakkabarty). Un des problèmes de ce débat et que si l’occident diminue son émission et ‘laisse’ une marge au reste du monde il n’y aurait pas de réelle différence. Un autre problème est que l’occident est moins touché que d’autres parties du monde beaucoup moins responsable de ces conséquences.
– Les causes du réchauffement climatique sont liées à un certain mode de vie/système sociétal, d’où l’appellation de capitalocène.
COURANTS
LA SOFT-ANTHROPOCÈNE
Assume le réchauffement climatique, mais le défend en tant que période naturelle et normale dans la Terre.
LA HARD-ANTHROPOCÈNE :
Il y a deux sous-courants, ceux qui pensent que l’évolution humaine permettra de trouver une solution au réchauffement climatique, et ceux qui pensent que la société va complètement s’effondrer mais que l’Homme peut encore s’adapter et survivre.
Géo-ingénierie : mode de vie ne changera pas, solution probablement technologique (bouclier extra-terrestre, ajout magnésium océan, éruptions forcées,…)
Accelerationnsites : pensent qu’il y aura une accélération des technologies (biologie X technologie), l’humanité telle quelle disparait mais survie par la machine.
Singularité : …
Transitionneurs : repensent les espaces communs,…
Collapsologues : société va s’effondrer de manière plus que climatique (finances, politique,…), recherche des endroits les plus aptes pour vivre mais sans réelle action.
Survivalistes/preppers : se préparent à la survie après l’effondrement de la société, autosuffisance.
Primitivistes : pensent qu’il faut redevenir chasseur-cueilleurs.
Éco-féminisme : Femme est traditionnellement plus proche de la nature, naturellement ou culturellement (pas vu comme mal). Fin du capitalisme, mais aussi fin du patriarcat (les deux vont ensemble).
La hard-hard-anthropocène : …
Fin du monde ?
RAPPORT AU VIVANT ET AU NON-VIVANT
Une des solutions proposées à l’anthropocène est de renforcer le lien de l’Homme au monde vivant, de le réinclure dans la nature.
Les pensées du rapport de l’Homme au vivant et non-vivant sont séparés entre 4 courants principaux (selon Descola).
L’animisme : l’Homme doit se réintégrer dans la nature afin de survivre. Dans le perspectivisme, l’animisme est aussi le fait que chaque vivant ou non-vivant se perçoit comme humain ; tout à la même intériorité mais une extériorité différente.
Le naturalisme s’oppose à l’animisme en disant que tout à la même extériorité mais une intériorité différente.
Le totémisme propose que chaque groupe aie la même intériorité et extériorité.
Analogisme propose que chaque être soit profondément différent des autres, chaque être a donc une intériorité et extériorité différente.
Petite interview où Descola revient gentiment sur ces notions
➔ C’est peut-être une manière simple de juste séparer les différentes manières de penser en 4 catégories, même si ça à des avantages (rend la réflexion plus simple) : les 4 catégories excluent beaucoup d’autres manières de penser plus nuancées.
NOTES
L’anthropocène ne désigne pas uniquement le réchauffement climatique, mais aussi l’impact de l’Homme sur le monde dans son entièreté (animaux/…).
Ce n’est non-plus pas la première extinction massive (6ème), mais c’est celle qui se produit le plus rapidement.
L’anthropocène a évolué d’une science exacte vers un mélange de science exacte/science humaine/science politique/… Il faut donc trouver une coordination entre toutes ces sciences.
JURIDIQUE
Il y a depuis un certain moment un aspect juridique qui émerge, comme par exemple le procès civil aux Pays-Bas contre le gouvernement, l’accusant de ne pas respecter sa constitution. Ce même procès est aussi en train de se faire en France. Il y a aussi de plus en plus d’affaires juridiques concernant les non-humains, essayant par exemple de considérer des éléments naturels (rivière/montagnes/…) comme des entités à part entière. ➔ Décisions faites pour notre survie ou pour le monde même ? Par effet de mode ? … ?
Écrit fin des années 80 par Bret Easton Ellis, American Psycho exploite les thèmes de la culture du travail, de l’hyper-individualisme.
Patrick Bateman, 27 ans, flamboyant golden-boy du Wall Street est beau, riche et intelligent, comme tous ses amis. Une énorme attention est mise dans l’écriture en ce qui concerne la description des vêtements, des cartes de visite, des restaurants pratiquement impossibles à réserver qu’ils fréquentent. Ce que l’on perçoit de l’autre c’est avant tout sa carte de visite, les rumeurs sur sa vie sentimentale, les lieux qu’il fréquente, ce qu’il porte. Ces différents éléments constituent des interfaces où le « paraître » domine. Il s’agit de soigner son image à l’extrême pour pouvoir dominer dans cet univers de simulation. En fait, il y a tellement de couches qui s’accumulent entre le réel et nos perceptions de Patrick que ses « proches », sa femme, sa maîtresse, ses amis, ne s’aperçoivent même pas qu’il assassine des clodos la nuit, qu’il abuse sauvagement de prostituées et que son comportement de psychopathe, avide d’évacuer la tension grandissante qui s’empare de lui, prend de plus en plus le pas sur ses activités diurnes.
Le roman tire le concept de simulation jusqu’à ses extrémités : Patrick est si bien déguisé, si beau dans son appart qui domine NY, avec sa carte de visite couleur blanc d’œuf à la police si particulière et juste, que quand son « réel » devient de plus en plus grotesquement sanglant au nez et à la barbe de ses collègues, ce réel reste indétectable. Même lorsqu’il en parle à sa femme ou à son avocat. Un exemple de couches, de simulations, qui se placent entre lui et le réel : quand il « baise » (ya pas d’autres mots) il reste absorbé par sa propre image dans le miroir, et à la fois filme son expérience simultanément. Donc il se filme occupé à se regarder dans le miroir occupé à baiser. Trois couches qui le séparent de ce qui se passe et qui l’empêche de se connecter. La 4ème couche est qu’il est psychopathe. Il est donc 4 fois déconnecté, ce qui lui permet de se défouler en arrachant les têtes de ses conquêtes et de les entreposer au frigo sans ressentir de regrets.
Il fera une formation en orfèvrerie (travail du métal/pierres précieuses). C’est probablement là qu’il apprend à dessiner, on voit donc dans ses œuvres un côté décoratif et précis.
Il aura une deuxième formation avec Filippo Lippi où il perfectionnera sa technique de dessin. Lippi aura une telle confiance en Botticelli qu’il lui laissera son atelier durant ses voyages, et il lui donnera même la responsabilité de former son fils (qui terminera plus tard les fresques de Lippi).
Botticelli travaillera plus les ombres (=relief), il y a aussi une unité spatiale dans ses œuvres, le décor n’est pas complètement séparé de reste.
Botticelli fera encore une troisième formation chez Andrea Del Verrocchio (sculpteur/peintre/musicien/…). C’est aussi là qu’il rencontrera Leonardo Da Vinci. Il fera enfin un dernier apprentissage chez Piero et Antonio Del Pollaiolo. Cette première période (sa formation) se fini par son adoration des mages.
Conceptions de l’amour – Divin et Humain (période néo-platonicienne)
La naissance de Vénus (Divin)
On y voit le fils de Vénus (Zéphyr), né miraculeusement de la mer. L’amour que la mère a pour son fils nous permet d’accepter la beauté du divin en acte de connaissance uniquement. C’est le domaine de l’esprit.
C’est aussi une des œuvres qui représente le mieux le principe du mouvement énoncé par Alberti (représenter Zéphyr, il le fait ici littéralement)
Le printemps (Humain)
La lecture se fait de droite à gauche (pas de hiérarchisation) : Zéphyr (Dieu du vent), Chloris, Flore (déesse du printemps), Vénus et Cupidon, Trois Grâces, Mercure (Dieu de la sagesse).
Zéphyr s’accouple avec Chloris ce qui donne Flore. À côté l’on voit cupidon viser vers les trois grâces. Mercure tend vers le haut, vers le royaume de la sagesse et de la connaissance.
Les bras de Zéphyr, Chloris et Flore vont tous vers le bas (=charnel), celui de la Vénus se relève jusqu’à celui de Mercure qui vise complètement vers le haut.
L’amour humain nous permet de percevoir et créer la beauté dans le monde réel. C’est le domaine de l’âme.
Une théorie qui expliquerait pourquoi l’œuvre se lit de droite à gauche serait que, vu que beaucoup de ses travaux étaient en réponse à Léonard qui écrivait de droite à gauche, il aurait décidé de faire de même. Contrairement à Da Vinci, pour Botticelli la peinture doit aller vers la culture.
L’annonciation
Il y a une forte opposition entre la perspective et la géométrie. Il y a aussi beaucoup de mouvements (trop), ce que Da Vinci lui reprochera.
Dernière période (période sayonarde)
Le pouvoir des Médicis s’effondre, Jérôme Savonarole reprendra le pouvoir. Celui-ci ‘dénonce’ les Médicis en disant qu’ils ont trop de pouvoir,… Il organisera des buchers dans lesquels beaucoup de tableaux seront brûlés. Il sera finalement brûlé lui aussi.Cela aura beaucoup d’influence sur Botticelli (ayant des mécènes Médicis et certains de ses tableaux étant brûlés), ce qui se verra à travers son art qui deviendra beaucoup plus sombre/froid/angoissant (retour vers un style plus ‘antique’, presque en oubliant la Renaissance). (Déploration du christ 1&2)
Le Genre est polysémique ; plusieurs notions ≠ en fonction de qui mobilise la question.
différentes significations en sciences sociales et milieu médical
au début beaucoup se sont posés des questions sur le genre
On distingue le sexe biologique (anatomique) du genre/sexe social (construit socialement par la socialisation, et qui induit certains comportements ou certaines attitudes).
Années 60 => ≠ genre & sexe (cf J.Butler)
On rentre dans le vif du sujet avec un médecin un peu chelou
John Money spécialisé dans la réassignation de sexe aux personnes nées avec des organes génitaux ne permettant pas de les définir comme « masculins » ou « féminins » => personnage très critiqué (voir dans Théorie du Genre de Bérénice Levet / BD L’origine du monde de Liv Strömquist) ; en postulant que le genre est une construction sociale il part de l’idée que faire un traitement hormonal et éduquer “comme une fille” ou un garçon suffit. Hors ce n’est pas le cas. L’indétermination sexuelle était considéré comme quelque chose de pathologique dans les s° occidentales.
Un petit extrait de cette super bd que je vous conseille à lire dans le bain avec une bougie et du thé à la rose ❤
Certaines sociétés construisent leurs catégories sociales autour de plusieurs genres !
Combien de sexes, combien de genres ?
Le sexe est tout aussi culturel que le genre finalement (selon les anthropologues); la conception des sexes qu’on a est un donné culturel notamment à travers la biologie :
Anne Fausto-Sterling : Les 5 sexes
Scientifiquement parlant qu’est ce qui fait sexe au jour d’ajd ds notre société ?
=> aspects visibles du corps biologique : organes génitaux, poils, hormones (certaines femmes ont des systèmes hormonaux masculins et vice-versa) etc
Il existe une foule d’association de chromosomes XY etc… la plupart de ces variations chromosomiques ont été découvertes dans les années 50.
Les s° à 3 ou 5 genres ; déterminés par d’autres paramètres que l’apparence physique. C’était apparement le cas pour les amérindiens.
=>Les cinq sexes, pourquoi mâle et femelle ne sont pas suffisants de Anne Fausto Sterling, bref résumé :
Au regard de la loi, il y a 2 sexes. Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas biologiquement. « D’un point de vue biologique, il existe pourtant de nombreuses gradations entre mâle et femelle. On en trouve au moins cinq.
Dans les manuels de médecine, le terme “intersexuation” est utilisé pour évoquer trois catégories :
les “herms” qui possèdent un testicule et un ovaire.
les “merms” qui possèdent des testicules et certains aspects de l’appareil génital féminin mais pas d’ovaires.
les “ferms” qui possèdent des ovaires et certains aspects de l’appareil génital masculins mais pas de testicules. » Extraits de ce blog.
Ces catégories elles mêmes étant complexes.
II. Féminisme & questions de genre ?
Petite anecdote sympathique
L’émergence du terme féminisme vient du milieu médical. En France, vers 1871 un médecin français écrit sa thèse de doctorat sur les pathologies de la tuberculose. Selon lui certaines pathologies sont le fruit de la féminisation du corps masculin (ptdr pauvre bébé). Le féminisme était un mot proposé par ce médecin pour caractériser des symptômes tuberculeux (ça commence bien). Il a été ensuite utilisé pour désigner des hommes qui soutiennent le mouvement des suffragettes à l’époque. Donc le féminisme était un terme premièrement pour désigner des hommes ; l’origine de ce mot est déjà en soit sujette à des problématiques.
enfin bref
La question d’étudier des rapports (e) le Masculin et le Féminin => polémique de l’essentialisme ou pas, cmt construire la société face à ça ?
La question nature/culture, essentialisme/existentialisme est bien évidemment au coeur de la réflexion sur les rapports hommes/femmes (à ce propos vous pouvez lire le super livre Eros Capital de F.de Smet sur le sujet, mais vous en ressortirez un peu déprimé, que vous soyez homme ou femme).
Ce fabuleux questionnement incessant chez l’homme nous amène à une querelle qui a semble-t-il marqué les esprits :
La querelle des femmes !
C’est un grand débat d’idées (e) auteurs et autrices qui postulent le fait que les h et les f sont soit complètement distincts par nature et d’autres qui disent que les h et les f sont fondamentalement idem // à la nature. Ce débat arrive quand il y a une volonté de dissociation entre le masculin et le féminin ; la Renaissance et la s° contemporaine s’est construite autour de l’opposition radicale construite entre masculin et féminin. Mais, ce n’était pas le cas au MA. Cette discussion est donc très ancienne, en effet, on retrouve de nombreux textes => Christine de Pizan ; Poulain de La Barre.
L’invention de l’imprimerie permet à d’autres classes sociales de s’exprimer (autre que les moines ahaha youpiii) ⇒ suite à ça (apparement on aurait trop parlé), création de l’Académie Française pour abolir cette idée ; division de la langue fr, complexifier la langue afin de bien savoir qui écrit et qui parle à travers le peuple ou l’élite.
On observe donc un processus de masculinisation de la langue française pour contrer cette emprise des femmes à travers l’imprimerie.
Conférence – Eliane Viennot , autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin
=> le but, selon Eliane Viennot n’est pas de féminiser la langue française mais de la démasculiniser simplement.
La querelle des femmes commence au 15e siècle et est toujours d’actualité ; querelle sur le statut des femmes dans la s° ; débat intellectuel sur la question du statut des fonctions et de la nature du masculin et du féminin dans la s° française.
Si la notion de genre émerge au 20e, ce qu’elle mobilise n’est pas nouveau ; ce sont des discussions cycliquement mobilisées. Le féminisme est un courant politique activiste militant de questionnement et de lutte à propos de la position de la femme dans la s°. Le genre est tout autre chose ; quelque chose qui s’opère dans le relationnel, on s’intéresse à la construction de la féminité, de la virilité, et de l’articulation entre les deux => pas de militantisme. Cependant, les féministes questionnent également le genre.
La société occidentale construit le monde de manière binaire
Il y a une série de processus inconscients collectifs etc… qui mènent à une construction binaire et avant tout polarisée.
Exemple en occident dans l’imaginaire collectif :
Historique de la pensée du genre :
> le genre est une construction sociale (à travers les disciplines récentes que sont la socio ou l’anthropo)
=> Margaret Mead est extrêmement innovante sur la question de genre, elle appelle ça « construction sociale du sexe »
=> en Fr au niveau académique on va parler longtemps de cette manière, ex, Le Deuxième Sexe , S.de Beauvoir“on ne naît pas femme on le devient” ; fracture avec le déterminisme biologique, Q autour de la socialisation des individus à partir de leur sexe, classe sociale, de l’âge…(=existentialisme) + ex des usages du corps (cf Mauss) => puis différenciation (e) genre et sexe
Exemples d’études anthropologiques liées au sujet du Genre
M.Mead , 3 s° de Papouasie Nouvelle Guinée
Chez les Arapesh :
organisation politique collective très commune entre les genres
le type de façon qu’on a d’élever les bb collectivement
l’enfant est sacralisé beaucoup d’attention pour lui
Chez les Chambouli :
présenté comme l’inverse de la s° occidentale
distinction en fonction du sexe inversée // à chez nous
Le Genre s’inscrit dans un rapport de pouvoir.
Comme plein d’autres variables sociologiques (cf âgisme, racisme etc…).
Comment s’exerce ce rapport de pouvoir ?
La Domination Masculine , Bourdieu
=> idée aussi du rapport aux goûts artistique en fonction de la classe sociale
Octava Butler, écrivaine de science-fiction africaine-américaine des États-Unis. Elle propose des axes féministes dans ses romans .
La dimension biologique elle même est une construction sociale. Il y a beaucoup plus de liens entre les question de genre et sexe que d’oppositions.
Françoise Héritier : anthropologue française +/- structuraliste, auteure de Masculin/féminin, la pensée de la différence : Travail de la Q de parenté et de la construction sociale du genre,du masculin et du féminin ; elle parle de valence différentielle des sexes. C’est d’elle en partie que vient l’idée que si les femmes sont moins développées physiquement alors que cela ne répond pas à un impératif de survie, c’est en lien avec leur sous-alimentation perpétuelle.
Influence de Foucault aux US ; Foucault entend le pouvoir comme un mode d’action sur l’autre pour faire en sorte que l’autre se comporte de telle ou telle manière. Cette question de domination est à la base de notre s°.
Les Barruyas
La société Baruya de Papouasie de Nouvelle-Guinée, étudiée par Godiller
Il y travaille notamment sur la question de l’exercice du pouvoir; sachant que cette société se construit sur la domination masculine. Ceci s’observe d’abord à travers la structuration du territoire :
– en amont les hommes et en aval les femmes.
en amont, la maison où les h st élevés dès leurs 9 ans; espaces interdit aux femmes
maison intermédiaire = maison familiale
maisons féminines , l’initiation féminine est bcp plus courte que l’initiation masculine (moins étudiée, Godelier étant un homme il n’a pas eu accès du tout à l’univers féminin) ; espace interdit aux hommes
ex : les femmes doivent s’arreter quand elles croisent un h et se couvrir le visage , dans la maison familiale tout est divisé en zones aussi ; les femmes et les filles en aval, et les garçons partout et les hommes en amont
Quels sont les aspects fondamentaux de la domination masculine chez les Baruya ?
Cette domination est revendiquée par les hommes comme nécessaire liée cosmologie et mythologie des Baruya => à l’origine des temps les femmes avaient le pouvoir, il ne faudrait surtout pas revenir à ça oulalala
Dans les faits :
les femmes n’ont pas accès à la propriété de territoire ; et possèdent peu de choses
elles n’ont pas accès aux outils ni à leur fabrication hormis 1 outil le bâton à cuir (qui est fabriqué / les h),
elles sont exclues de l’accès aux armes (et à tout autre moyen de destruction de manière générale),
elles n’ont pas la possibilité de fabriquer les barres de sel qui est la monnaie d’échange de cette s° et de celles aux alentours en Papouasie Nouvelle Guinée ; e
lles occupent une place marginale dans le religieux et tout ce qui touche au rituel et au niveau religieux des hommes et du collectif elles ont une place marginale (≠ pr les rituels qui concernant les f)
exclusion du pouvoir politique
exercice de la violence physique sur les femmes / les hommes
Parenthèse : comparaison à la s° européenne du 19e siècle.
– défaite immense pour les femmes lors de la révolution française , en 1802 les femmes sont mises sous tutelle totale , elles vont être placées sous le même statut que les handicapés mentaux et enfants dans la législation.
=> émergence de luttes pour réobtenir les droits qu’elles avaient avant (ex droit à la propriété qu’elles avaient durant le MA, droit à certains métiers)
– la domination masculine est volontairement appliquée, voulue, construite ; “l’équilibre social ne peut fonctionner que sous ces conditions” ]]]
Question du corps (là on reparle des Baruya) :
– appropriation du corps des femmes / les h et du corps des h / les h.
À travers le prisme de la reproduction
=> Gilia = utérus des femmes et désigne aussi le sac qu’elles utilisent ; l’utérus est donc un sac ; l’enfant est fabriqué exclusivement à partir du sperme de l’h ; mais il y a aussi une intervention externe, une divinité solaire (// aux h), Noumé, fait fonction d’une 2e contribution qui fabrique les mains les orteils et une partie du visage (nez) ; ces 2 interventions se retrouvent dans le sac de la femme donc tout enfant a 2 pères.
Une fois l’enfant né ; si il est garçon il n’est pas totalement garçon car sorti du corps de la femme, il faut les faire renaître en guerrier à part entière. Pendant le moment d’allaitement, pratique régulière de la fellation => idée que le sperme se transforme en lait maternel.
L’enfant grandit au sein du foyer, puis rituel où l’enfant est arraché à sa mère et il est emmené dans les maison d’initiation masculine jusqu’au mariage.
4 stades d’initiation masc :
9 à 12, 12 à 15, 15 à 18, 18 au mariage
9-12 ans :le jeune garçon est habillé moitié en f moitié en h (confusion du genre)
12 à 15 ans : habillé en h mais ne peut pas encore participer à la guerre
15 à 18 ans : il devient un guerrier
18 ans au mariage : il peut se marier, il est “prêt”
Les garçons qui se trouvent dans les 15 à 22 ans doivent transformer les garçons entre 9 et 15 ans en homme à travers la pratique de la fellation , les hommes de 15 à 22 ans étant des “hommes” leur sperme n’est pas encore pollué par les femmes, donc les plus jeunes reçoivent le sperme de ceux-ci ; ils renaissent alors en tant qu’homme => homosexualité prescrite
Les mythes dans la S° baruya
La S° Baruya se fonde sur des mythes fondateurs qui racontent qu’à l’origine ce sont les femmes qui auraient tout inventé “ mais surtout elles possédaient les fluides sacrés” ; qu’elles cachaient dans des lieux interdits aux hommes.
Pour les hommes Baruya l’enjeu est de ne laisser aucune marge aux femmes de récupérer la “flute sacrée” (=vagin) et donc de récupérer le pouvoir. Mais à l’origine les h avaient également un pouvoir ; “le pouvoir de mort” ; “Si les femmes reprennaient ce pouvoir ce serait la fin de la s° baruya & donc le chaos absolu”
Trucs supplémentaires
Un cours qui a l’air plutôt pas mal foutu sur le sujet bien que je ne l’ai pas décortiqué :
Simulation : « système efficace de signes, réduction symbolique du réel »
Chaque fois qu’on représente quelque chose, on réduit le réel par l’usage de signes. « Derrière la plupart des images, écrit-il, quelque chose disparaît, quelque chose d’unique. »
Exemple non repris dans le cours mais transparent : Dans Pokémon, les hautes herbes sont réduites à une série de formes géométriques vertes similaires et simplifiées disposées en quadrillage. On est loin des hautes herbes observables en prairie, pourtant tous les joueurs comprennent instantanément qu’il s’agit d’hautes herbes grâce aux « signes », aux simulacres :
Vert
Touffes
Masque les jambes de Sacha lorsqu’il s’y aventure.
Baudrillard constate que plus la technologie s’emballe et plus le réel disparaît derrière des couches et des couches de simulations.
Cependant, plus les années passent, et plus les simulations deviennent convaincantes, plus on s’éloigne du réel et plus on croit s’en rapprocher. Les hautes herbes ne sont plus des touffes approximatives disposées en carré mais des brins individuels qui bougent avec le « vent ». Pourtant le joueur n’est pas dans la savane mais assis sur la cuvette des wc et il n’y a pas de vent.
2 exemples :
La publicité : simulacre, véritable doublure de la langue, dérision de signes, réduite à un ensemble de signes pour satisfaire le plus grand nombre. Il y a en ce sens un parallèle à faire entre la pub et le porno. La première serait le degré 0 de la langue, le second le degré 0 de la sexualité.
Les USA : simulacre parfait, hyper-réalité, càd réalité au-dessus de la réalité. Tout est image, transmis par les écrans. Or les écrans sont encore plus « faux » que les miroirs, ils sont au moins des images d’images.
Baudrillard enfin met l’accent sur la précession du simulacre. Ce qui distingue la simple copie du simulacre, c’est le fait que ce dernier est coupé de son origine. Nous-même n’avons plus accès au réel mais plutôt à un réseau de signes, de simulacres qui nous empêchent de remonter à la source. Pourquoi ?
Le capitalisme a tout intérêt à détruire ou rendre inaccessible les référentiels pour nous forcer à la consommation et nous rendre incapables de reproduire le produit en question. Qu’est-ce qui se trouve à l’intérieur d’une carte-mère ? Même lorsque les ingrédients d’un shampoing sont listés, la recette reste secrète. On ne peut même plus remplacer la batterie de son portable.
La politique a elle aussi intérêt à brouiller les pistes pour renforcer son pouvoir.
La notion de simulacre et le mode de circulation des signes
Le roman fait le constat d’une décennie qui viennent de s’écouler. Ces personnes communiquent par l’intermédiaire de signes qui ne cessent de circuler de s’interchanger. Les personnages sont des structures de signes qui renvoient à un ancrage socio-culturel, ils sont donc interchangeables, ce qui a pour conséquence que tous les personnages ne cessent de changer de vêtements, de cartes, d’appartements, de maîtresses…
L’écriture et métronomique. Description méthodique, dispositif d’écriture qui renvoie au simulacre et à la simulation.
Le concept du masque : Patrick Batemann, s’applique un masque dans la douche. Patrick Batemann est un simulacre de simulacre qui empêchent son entourage de rentrer en contact à son être en tant que tel et donc de ses psychoses. Autotellisme : la conduite de vie est guidée pr un « telos », la finalité, un objectif personnel que les personnages s’auto fixent. Il n’y a lus d’espace social.
Il extrapole l’autotellisme des personages et d’autres modes de fonctionnement appliqués aux individus à partir des fonctionnements des marchés financiers.
Baudriard abandonne la sémiologie puisqu’il considère l’analyse des signes comme des circulations dans un espace médiatique et non pas comme un rapport statique d’analyse de structure de signes. L passe d’une pensée sémiologique structuraliste à une pensée cybernétique. Sa pensée (française) aura un écho important aux US. Elle donne naissance à une école de pensée autonommée simulationniste.
Le principe de simulacre ne permet plus à accéder à l’origine, à l’être même des choses. C’est un mécanisme de coupure. Elle présuppose que l’origine des choses existe bien. Une copie implique forcément un lien avec l’origine. Ce qui n’est pas sur, ourobouros. Donc cette théorie est relativiste. Elle présuppose une certaine conception du langage, … Il construit sa pensée sur des hypothèses qu’il formule. La modernité c’est du positionnement. L’avangarde, le dadaisme, le surréalisme… Il construit un mode d’annalyse du réel en mettant en relation des idées. Il résuppose qu’il existe une essence des choses.
La publicité est un simulacre du langage, c’est standardisé, réduction du langage, appauvrissement du langage.
Il y a des simulacres qui s’accumulent et constituent une interface entre nous et le réel. L’interface devient épais. Des codes supperposés. Elle est déjà codée biologiquement sidait en quelques sorte Platon puisque nos yeux traitent dors et déjà les informations et les traduisent.
À la base le langage présuppose l’existance d’une ubjectivité. C’est un espace qui construit du social. d’une subjectivité à une autre. Vecteur d’intensité, communication dynamique.